Julie Sommaruga http://juliesommaruga.fr Un site utilisant WordPress Mon, 29 May 2017 08:55:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8 Le gouvernement améliore l’accès aux soins dentaires http://juliesommaruga.fr/le-gouvernement-ameliore-lacces-aux-soins-dentaires-6797.html Wed, 15 Mar 2017 14:03:33 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6797 La ministre de la Santé a annoncé un plan d’accès aux soins dentaires de 273 M€ afin de garantir une prise en charge de qualité pour tous et de renforcer la prévention. Voici quelques-unes des mesures de ce plan visant à diviser par deux le reste à charge des soins dentaires d’ici 2020 :
– Plafonnement des tarifs des prothèses dentaires sur 4 ans ;
– Remboursement des couronnes sur la base de 120 euros en 2019 ;
– Déplafonnement des tarifs des couronnes et prothèses dentaires pour les bénéficiaires de la CMU-C ;
– Prise en charge à 100% d’examen bucco-dentaires de suivi pour les jeunes à 21 ans et à 24 ans ;
– Extension de la prise en charge à certains actes qui ne le sont pas actuellement ;
– Amélioration de la prévention et des soins courants.

Je me félicite de ces mesures essentielles pour permettre à tous nos concitoyens d’avoir accès aux soins dentaires alors qu’une personne sur cinq renonce aujourd’hui aux soins dentaires pour des raisons financières.

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5 ans d’actions pour les droits des femmes http://juliesommaruga.fr/5-ans-dactions-pour-les-droits-des-femmes-6800.html Wed, 08 Mar 2017 14:04:38 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6800 Même si beaucoup reste à faire, je suis fière d’avoir voté, amendé, porté des textes pour renforcer les protections face aux violences, sanctionner les inégalités salariales, améliorer les parcours de soins, renforcer l’IVG, etc. Je suis fière d’appartenir à une majorité qui a œuvré comme jamais pendant 5 ans pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes. Découvrez ci-dessous 5 ans d’actions concrètes :

– Loi contre le harcèlement sexuel : définition plus précise du délit et aggravation des peines encourues.
– Loi pour l’égalité réelle femmes/hommes : amende aux entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale, numéro de téléphone pour protéger les femmes en grand danger (justice), éviction du domicile du conjoint violent, stages de responsabilisation pour les auteurs de violences, renforcement de l’ordonnance de protection, réforme du congé parental, renforcement de la parité, etc.
– Loi contre le système prostitutionnel en punissant les clients et en accompagnant les personnes prostituées pour qu’elles sortent de la prostitution.
– Loi contre le délit d’entrave à l’IVG en pénalisant désormais les sites de « désinformation » sur l’IVG.
– Plan de sécurité dans les transports: arrêt à la demande pour les bus de nuit, campagne de sensibilisation, outils d’alerte, etc.
– Remboursement à 100% du parcours IVG et accès gratuit à la contraception (15-18ans).
– Dépistage du cancer du sein remboursé à 100% pour les femmes à risque élevé.
– Création d’une agence de recouvrement contre les impayés de pension alimentaire.
– Mise en place d’un ministère des droits des femmes et premier gouvernement paritaire de la Vème République, etc.

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Montrouge : mobilisée pour de meilleures conditions d’apprentissage au lycée Maurice Genevoix http://juliesommaruga.fr/montrouge-mobilisee-pour-de-meilleures-conditions-dapprentissage-au-lycee-maurice-genevoix-6792.html Fri, 03 Mar 2017 10:53:44 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6792 Jeudi 23 février, je suis venue apporter mon soutien aux enseignants grévistes, aux parents d’élèves et aux élèves du lycée Maurice Genevoix qui protestaient contre la montée des effectifs de l’établissement et demandaient une hausse supplémentaire de la dotation horaire globale à la rentrée prochaine.

Alertée par l’équipe pédagogique de l’établissement il y a quelques jours, je me suis immédiatement entretenue avec le Directeur académique afin qu’il apporte des réponses concrètes à ces revendications.

Il faut savoir que le Directeur académique avait déjà acté il y a quelques semaines une augmentation de 90 heures de la Dotation Horaire Globale par rapport à la rentrée, alors que le nombre d’élèves supplémentaires est estimé à 60 élèves. De plus, afin de porter une attention particulière à ce lycée, la dotation a été abondée d’un poste équivalent temps plein soit 18h.

Depuis 2015, le lycée a bénéficié par ailleurs des moyens supplémentaires suivants :
– à la rentrée 2015 un poste de CPE supplémentaire a été créé
– à la rentrée 2016, l’équipe de documentation a été renforcée par la présence d’un professeur documentaliste stagiaire.
– à la rentrée 2016, un demi-poste d’assistant d’éducation a été implanté au lycée Maurice Genevoix.

Les enseignants grévistes estiment néanmoins que la dotation pour la prochaine rentrée scolaire doit être encore augmentée et demandent surtout une meilleure répartition des élèves sur les lycées du secteur.

J’ai également demandé, comme le souhaitent aussi les parents d’élèves et l’équipe éducative deux assistants d’éducation et une documentaliste supplémentaires. Vous trouverez ci-dessous le courrier que j’ai adressé à Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education nationale, pour lui faire part de l’inquiétude des enseignants et relayer leurs demandes.

 

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Enfin un lycée d’enseignement général à Bagneux ! http://juliesommaruga.fr/enfin-un-lycee-denseignement-general-a-bagneux-6789.html Fri, 03 Mar 2017 10:34:55 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6789 Après une mobilisation de plusieurs années des habitants et des élus, je me félicite que la ville de Bagneux soit retenue pour la construction d’un lycée d’enseignement général.

C’est une excellente nouvelle pour les élèves balnéolais qui pourront dans quelques mois poursuivre leurs études dans un établissement situé dans leur ville et non pas comme c’est le cas actuellement, dans une commune à proximité.

Depuis le début de mon mandat de députée et même avant, en tant qu’adjointe en charge de l’enseignement à Bagneux, j’ai toujours soutenu le projet de création d’un lycée à Bagneux car je suis persuadée qu’il contribuera à une dynamique de réussite pour tous les jeunes de notre territoire et sera un instrument de lutte supplémentaire contre le phénomène des fuites scolaires. C’est pourquoi, après de nombreux échanges et entretiens avec Jean-Paul Huchon, alors président de la Région Ile-de-France, j’avais soutenu la ville de Bagneux et obtenu en décembre 2015 qu’une étude de faisabilité et financière sur la construction d’un lycée à Bagneux soit engagée et financée par la Région. Je me réjouis qu’elle ait donné satisfaction et que notre ville bénéficie enfin d’un lycée d’enseignement général.

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Mon intervention en commission pour renforcer notre action en faveur de l’attractivité du métier d’enseignant http://juliesommaruga.fr/mon-intervention-en-commission-pour-renforcer-notre-action-en-faveur-de-lattractivite-du-metier-denseignant-6783.html Tue, 28 Feb 2017 10:23:07 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6783
J. SOMMARUGA Attractivité métier d'enseignant par juliesommaruga

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A vos côtés sur le terrain http://juliesommaruga.fr/a-vos-cotes-sur-le-terrain-10-6750.html Mon, 13 Feb 2017 17:59:19 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6750


















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Non à la suppression des antennes des missions locales par le Conseil de territoire http://juliesommaruga.fr/scandale-le-conseil-de-territoire-11-villes-du-sud-92-dont-bagneux-malakoff-et-montrouge-veut-supprimer-des-antennes-de-la-mission-locale-6744.html Mon, 13 Feb 2017 17:28:31 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6744 Alors que l’État soutient comme jamais les missions locales et a augmenté de 15 millions d’euros les crédits qui leurs sont attribués en 2017, la majorité du Conseil de territoire, présidée par le maire de droite Jean-Didier Berger et à laquelle appartiennent Bagneux et Malakoff avec deux Vice-présidences, veut supprimer des antennes de la Mission locale sur plusieurs villes dont Malakoff et Montrouge.

Avec Catherine Picard, conseillère départementale et maire adjointe aux affaires scolaires à Malakoff, nous dénonçons depuis un an ce projet scandaleux qui mettra en péril les efforts menés par ses antennes locales pour accompagner dans la proximité les jeunes en recherche d’emploi.

La ville de Malakoff, concernée par ces suppressions, se manifeste à présent publiquement contre cette décision. Si j’approuve et soutiens cette opposition au projet, j’estime malgré tout que cette bataille aurait dû être menée depuis un an afin de se donner tous les moyens de conserver nos missions locales.

Ainsi, le 24 janvier dernier, nous nous sommes rendues avec Corinne Parmentier, conseillère territoriale et maire adjointe, et Catherine Picard à une réunion organisée à Malakoff par la municipalité sur ce sujet pour écouter et apporter notre soutien aux équipes des missions locales de nos communes et les jeunes concernés.

Je continuerai à dénoncer ce projet scandaleux de démantèlement d’un service public indispensable à nos jeunes qui ont besoin d’un accompagnement de proximité dans leur recherche d’emploi. Cette décision inconséquente, si elle aboutit, aura des répercussions sur l’avenir de nos jeunes.

De plus, la Région de droite présidée par Valérie Pécresse a par ailleurs diminué les moyens alloués aux missions locales. C’est pourquoi je suis intervenue avec Catherine Picard auprès du gouvernement pour que l’État renforce son soutien financier et augmente de 15 millions d’euros les crédits alloués aux missions locales sur le budget 2017.

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Remise en cause de l’IVG : ça suffit ! http://juliesommaruga.fr/remise-en-cause-de-livg-ca-suffit-6741.html Mon, 13 Feb 2017 17:24:40 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6741 Retrouvez ci-dessous la tribune publiée dans le Huffingtonpost que j’ai signée avec mes collègues pour défendre le droit des femmes à disposer de leur corps.

Vous pouvez également la lire en cliquant ici.

Ça suffit, les droits sexuels et reproductifs des femmes ne sont pas des variables d’ajustement des programmes politiques!

Aucune femme aujourd’hui, ne devrait avoir à descendre dans la rue pour dire à la société entière quels sont ses droits fondamentaux.

Le contexte européen et international, en crise politique majeure, fait craindre un recul en matière de droit sexuels et reproductifs des femmes, et notamment de l’accès à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), que les progressistes ont mis des décennies à faire adopter.

Au XXIème siècle, on ne peut tolérer que les femmes aient à porter les mêmes combats en matière de libertés que ceux portés dans les années 70, du temps de Simone Veil. Les reculs et les conservatismes, ça suffit.

Aucune femme aujourd’hui, ne devrait avoir à descendre dans la rue pour dire à la société entière quels sont ses droits fondamentaux. Voit-on des hommes défiler pour défendre le droit à disposer de leur corps ? Cette inégalité de traitement que certains voudraient dans la loi, ça suffit.

De nos jours, des organisations politiques ou semi politiques, n’hésitent plus à organiser des marches dites « pro-vies » pour réduire les libertés des femmes, et même des hommes, qui ne souhaiteraient pas d’enfant, en leur interdisant l’accès à l’IVG. Mais la liberté de choisir, n’est-ce pas l’un des plus grands principes de vie dans une démocratie forte? Ces mêmes organisations susurrent à l’oreille du candidat des Républicains à l’élection présidentielle française, pour restreindre ou faire interdire cet accès à l’IVG, et elles ont toute son attention! Mais, une bonne fois pour toute, cela suffit de penser que le corps des femmes peut faire l’objet d’un programme politique s’il s’agit de le contraindre!

Donald Trump n’a pas attendu pour restreindre le droit à l’avortement. A peine assis dans son fauteuil de Président des Etats Unis, l’une de ses premières mesures a été de couper les financements du « Planned Parenthood », le plus grand réseau de Planning familial des Etats-Unis. Dans notre pays, la droite arrivée à la tête des régions a coupé les subventions des plannings familiaux et a supprimé les pass contraception quand ils existaient.

Chaque femme, chaque homme a le droit d’avoir des enfants par choix et non par accident. Chaque personne a le droit de vouloir les meilleures conditions de vie qu’elle ou il aura choisies pour construire une famille. Chaque femme a le droit d’être libre de faire ce qu’elle veut de son corps et de décider pour elle-même.

La gauche, depuis 2012, a fait beaucoup pour réaffirmer le droit à l’avortement: suppression de la notion de détresse, remboursement total de l’IVG et des examens conjoints, création d’un site internet spécial dédié, suppression du délai de réflexion.

N’attendons pas que les conservateurs arrivent à la tête de notre pays pour réagir.

N’attendons pas que le pire arrive pour dire ça suffit !

Monique Orphé, Vice-Présidente de la Délégation aux Droits des Femmes à l’Assemblée nationale

Cosignataires :

Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale, Sandrine MAZETIER, Vice-Présidente de l’Assemblée nationale, Laurence DUMONT, Vice-Présidente de l’Assemblée nationale, François DE RUGY, Vice-Président de l’Assemblée nationale, Elisabeth GUIGOU, Présidente de la commission des affaires étrangères, Catherine LEMORTON, Présidente de la commission des affaires sociales, Frédérique MASSAT, Présidente de la commission des Affaires économiques, Patrick BLOCHE, Président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Benoit HAMON, Ancien Ministre, Marie-Arlette CARLOTTI, Ancienne Ministre, Delphine BATHO, Ancienne Ministre, Marylise LEBRANCHU, Ancienne Ministre, Frédéric CUVILLIER, Ancien Ministre, Daniel Vaillant, Ancien Ministre, François LAMY, Ancien Ministre, Patricia ADAM, Présidente de la commission défense, Aurélie FILIPPETTI, Ancienne Ministre, Dominique RAIMBOURG, Président de la commission des lois, Maud OLIVIER, Vice-Présidente de la Délégation au Droit des Femmes, Martine LIGNIERES CASSOU, Ancienne Présidente de la Délégation aux Droits des Femmes, Christophe PREMAT, Françoise DUMAS, Gérard BAPT, Annie LE HOUÉROU, Laurent KALINOWSKI, Emeric BREHIER, Valérie CORRE, Dominique CHAUVEL, Sébastien PIETRASANTA, Florence DELAUNAY, Sylvie TOLMONT, Régine POVEDA, Audrey LINKENHELD, Colette CAPDEVIELLE, Arnaud LEROY, Alain BALLAY, Jean-Louis TOURAINE, Régis JUANICO, Jean-Jacques BRIDEY, Michel POUZOL, Edith GUEUGNEAU, Nathalie CHABANNE, Florent BOUDIE, Christine PIRES BEAUNE, Olivier DUSSOPT, Chantal BERTHELOT, Françoise DESCAMPS CROSNIER, MICHELE FOURNIER-ARMAND, Isabelle BRUNEAU, Gilles SAVARY, Jean-Yves LE BOUILLONNEC, Jean-Pierre BLAZY, Robert OLIVE, Marie-Line REYNAUD, Chaynesse KHIROUNI, Patrice PRAT, Annick LEPETIT, François LONCLE, Yves DANIEL, Marcel ROGEMONT, Marie RECALDE, Hervé FERON, Julie SOMMARUGA, Françoise DUBOIS, Sophie ERRANTE, Philippe BAUMEL, Pascal TERRASSE, Kheira BOUZIANE, Sylviane BULTEAU, Annick LE LOCH, Serge LETCHIMY, Stéphane TRAVERT, Marie HELENE FABRE, Martine MARTINEL, Guy DELCOURT, Catherine TROALLIC, Pascale CROZON, Lucette LOUSTEAU, William DUMAS, Serge BARDY, Michel DESTOT, Sébastien DENAJA, Gisèle BIEMOURET, Christian BATAILLE, Jean-Pierre MAGGI, Dominique LEFEBVRE, Patrick VIGNAL, Philip CORDERY, Nicolas BAYS, Denys ROBILIARD, Jean-Pierre LE ROCH, Jean-Pierre DUFAU, Jean-René MARSAC, Pascal DEGUILHEM, Fanny DOMBRE COSTE, Pierre RIBEAUD, Fabrice VERDIER, Sandrine DOUCET, Marie-Odile BOUILLE, Richard FERRAND, Geneviève GOSSELIN-FLEURY, Marie-Lou MARCEL, Jean-Marie BEFFARA, Marc GOUA, Jacques DELLERIE, Philippe NAILLET, Michel FRANÇAIX, Conchita LACUEY, Véronique MASSONEAU, Seybah DAGOMA, Jean-Pierre ALLOSSERY, Sabine BUIS, Alain CALMETTE, Jean-Yves LE DEAUT, François ANDRE, Martine FAURE, Eric ELKOUBY, Christian PAUL, Monique RABIN, Yves DURAND, Alexis BACHELAY, Pierre AYLAGAS, Pascal CHERKI, David COMET, Michel LEFAIT, Jean-Michel VILLAUME, Serge JANQUIN, Frédéric ROIG, Chantal GUITTET, Philippe NAUCHE, Michel VERGNIER, Geneviève GAILLARD, Mathieu HANOTIN, Annie LE HOUEROU, Eduardo RIHAN CYPEL, Razzy HAMMADI, Luce PANE, Guillaume BACHELAY, Suzanne TALLARD, Jacqueline MAQUET, Philippe BIES, Daniel GOLDBERG, Jean-Marc GERMAIN, Boinali SAID, Philippe KEMEL, Brigitte BOURGUIGNON, Michel LIEBGOTT, Anne Yvonne LE DAIN, Joëlle HUILLIER, Pascal DEMARTHE, Michel PAJON, Marie-Noëlle BATTISTEL, Hugues FOURAGE, Martine CARRILLON-COUVREUR, Jean-Paul BACQUET, Sylviane ALAUX

 

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CETA : c’est NON ! http://juliesommaruga.fr/ceta-cest-non-6737.html Mon, 13 Feb 2017 17:15:41 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6737 Opposée au CETA, j’ai saisi mercredi 22 février le Conseil constitutionnel avec 108 parlementaires de gauche sur la compatibilité du CETA avec la Constitution française. Découvrez ci-dessous la tribune que j’ai signée avec Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et de nombreux parlementaires de gauche pour expliquer notre refus du CETA et plaider pour une politique commerciale internationale qui respecte nos droits humains et sociaux, et notre environnement.

Vous pouvez également la retrouver en cliquant ici.

Contre le CETA et pour des accords commerciaux progressistes

 L’accord CETA serait dangereux pour notre démocratie, l’environnement et nos normes. Tribune co-signée par 78 parlementaires de gauche, nationaux et européens

Face aux excès de la mondialisation, à la montée des inégalités et à la destruction de la planète, certains ne voient que deux options : accentuer encore la libéralisation via des accords de commerce et d’investissement, censés doper la croissance sans changer de logiciel ou  fermer les frontières avec la croyance que les problèmes globaux peuvent trouver une réponse satisfaisante au niveau national. Pour sortir de cette impasse, une voie alternative est à inventer. La conclusion d’accords commerciaux du futur doit viser la protection des plus faibles, l’accélération de la nécessaire transition écologique et le respect des droits humains et sociaux, et de la biodiversité.

Accords du passé

Le CETA fait partie d’une génération d’accords de commerce du passé qui « sacrifie les droits humains aux intérêts commerciaux », comme l’indique  la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) française, dans un avis publié mi-décembre. Nous, parlementaires nationaux et européens, partageons les préoccupations présentées par cette autorité administrative indépendante. En effet, l’accord conclu entre le Canada et l’Union Européenne n’est pas à la hauteur des grands défis climatiques, démocratiques et sociaux de notre époque.

Pire, il menace d’affaiblir la capacité des États à légiférer dans ces domaines. Nous, parlementaires nationaux et européens, nous engageons à rejeter le CETA sous sa forme actuelle pour refonder les relations UE-Canada sur des bases plus saines. L’un de nos objectifs doit être de transformer le CETA  en accord de commerce compatible avec la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le Climat en favorisant la transition énergétique mais aussi en encourageant le développement d’une agriculture durable et locale. Alors seulement il pourrait être présenté comme un nouveau modèle pour la politique commerciale de l’Europe.

Pas forcément compatible avec le droit de l’Union européenne

Conformément aux recommandations de la CNCDH, nous estimons que le gouvernement français ne saurait par ailleurs autoriser l’entrée en vigueur d’un traité d’une telle ampleur sans s’assurer de sa compatibilité avec le droit de l’Union européenne d’une part et  la constitution française d’autre part. En effet, des doutes persistent sur la légalité de certains mécanismes à commencer par la mise en place d’un tribunal d’arbitrage qui, au-delà du simple aspect juridique, pose de sérieuses questions démocratiques. Ce dernier, en effet, permettrait aux investisseurs présents au Canada (et donc 80% des entreprises étasuniennes actives en Europe) d’avoir recours à une juridiction d’exception dans le cas où ils considéreraient que des dispositions législatives seraient contraires à leurs intérêts. 105 députés français avaient déjà demandé à François Hollande d’intervenir en septembre dernier, sans qu’aucune réponse n’ait été apportée à leur courrier.

Malgré la saisine attendue du gouvernement fédéral belge et le regrettable refus d’une majorité de parlementaires européens d’avancer dans ce sens, il nous apparaît indispensable que la France s’associe à la démarche de la Belgique auprès de la CJUE, et prenne l’initiative de saisir également le Conseil Constitutionnel afin de s’assurer a minima de la légalité de ce traité. Ces précautions sont d’autant plus importantes que l’avocat général de la CJUE vient d’émettre un avis contraire à celui de la Commission sur la répartition des compétences entre l’échelon communautaire et les pays membres dans le cadre d’une saisine sur un autre accord en préparation avec Singapour.

En accord avec le changement climatique?

Alors que la politique commerciale européenne est l’objet de critiques légitimes dans des pans entiers de la société civile, rien ne justifie de refuser de soumettre le CETA à un tel contrôle et de ne pas garantir la compatibilité du texte avec l’accord de Paris pour lutter contre le changement climatique. Si l’UE ne parvient pas à bâtir un accord exemplaire avec un partenaire tel que le Canada, comment  envisager la prise en compte de ces questions sociales et environnementales dans les négociations en cours ou futures d’accords de commerce et/ou d’investissement avec les autres régions du monde à commencer par  les États-Unis, la Chine ou le Japon ?

Dangereux pour nos démocraties, notre environnement et nos normes, nous sommes convaincus que le CETA n’est pas le type d’accord dont l’Europe a besoin. Les accords commerciaux du futur doivent créer des bénéfices tangibles pour les travailleurs, les citoyens et l’environnement sans compromettre notre souveraineté démocratique et juridique. Ils doivent réguler la mondialisation en encourageant la transition écologique, inclure les questions fiscales et être négocié dans la transparence. Les révélations des « Canada Papers » sur l’émergence du Canada comme un paradis fiscal plaident aussi pour l’inclusion d’un volet fiscal ambitieux pour lutter contre la fraude et l’évasion. Dans l’attente d’une politique commerciale qui respecte l’ensemble de ces critères, nous nous engageons à voter contre l’accord CETA.

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 Cette tribune est cosignée par 78 élus appartenant à différents groupes politiques de gauche : 21 députés européens et 57 députés nationaux :
Laurence Abeille, Députée nationale
Sylviane Alaux, Députée nationale
Brigitte Allain, Députée nationale
Pouria Amirshahi, Député national
Eric Andrieu, Député européen
Christian Assaf, Député national
Isabelle Attard, Députée nationale
Danielle Auroi, Députée nationale
Guillaume Balas, Député européen
Serge Bardy, Député national
Philippe Baumel, Député national

Delphine Batho, députée nationale
Pervenche Berès, Députée européenne
Jean-Pierre Blazy, Député national
Jean-Luc Bleunven, Député national
Michèle Bonneton, Députée nationale
Brigitte Bourguignon, Députée nationale
José Bové, Député européen
Isabelle Bruneau, Députée nationale
Sabine Buis, Députée nationale
Jean-Claude Buisine, Député national
Vincent Burroni, Député national
Martine Carrillon Couvreur, Députée nationale
Jean-Noël Carpentier, Député national
Nathalie Chabanne, Députée nationale
Jean-Paul Chanteguet, Député national
Jean-Michel Clément, Député national
Sergio Coronado, Député national
Valérie Corre, Députée nationale
Karima Delli, Députée européenne
Cécile Duflot, Députée nationale
William Dumas, Député national
Laurence Dumont, Députée nationale
Jean-Paul Dupré, Député national
Pascal Durand, Député européen
Hervé Féron, Député national
Geneviève Gaillard, Députée nationale
Jean-Patrick Gille, Député national
Sylvie Guillaume, Députée européenne
Benoît Hamon, Député national
Yannick Jadot, Député européen
Eva Joly, Députée européenne
Régis Juanico, Député national
Chaynesse Khirouni, Députée nationale
Viviane Le Dissez, Députée nationale
Patrick Le Hyaric, Député européen
Michel Lesage, Député national
Bernard Lesterlin, Député national
Audrey Linkenheld, Députée nationale
Jean-Pierre Maggi, Député national
Noël Mamère, Député national
Marie-Lou Marcel, Députée nationale
Jean-René Marsac, Député national
Edouard Martin, Député européen
Martine Martinel, Députée nationale
Emmanuel Maurel, Député européen
Jean-Luc Mélenchon, Député européen
Kleber Mesquida, Député national
Philippe Noguès, Député national
Younous Omarjee, Député européen
Gilles Pargneaux, Député européen
Vincent Peillon, Député européen
Christine Pires Beaune, Députée nationale
Patrice Prat, Député national
Christophe Premat, Député national
Michèle Rivasi, Députée européenne
Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy, Députée européenne
Marie-Line Reynaud, Députée nationale
Frédéric Roig, Député national
Barbara Romagnan, Députée nationale
Jean-Louis Roumégas, Député national
Virginie Rozière, Députée européenne
Eva Sas, Députée nationale
Julie Sommaruga, Députée nationale
Isabelle Thomas, Députée européenne
Suzanne Tallard, Députée nationale
Pascal Terrasse, Député national
Stéphane Travert, Député national
Cécile Untermaier, Députée nationale
Marie-Christine Vergiat, Députée européenne

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Ma question écrite à la ministre de l’Environnement sur la lutte contre les perturbateurs endocriniens http://juliesommaruga.fr/ma-question-ecrite-a-la-ministre-sur-la-lutte-contre-les-perturbateurs-endocriniens-6733.html Fri, 10 Feb 2017 16:00:59 +0000 http://juliesommaruga.fr/?p=6733 Mme Julie Sommaruga appelle l’attention de Mme la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, sur la lutte contre les perturbateurs endocriniens. En effet, de nombreuses études scientifiques ont démontré la dangerosité des perturbateurs endocriniens qui sont susceptibles de modifier le système hormonal et d’être à l’origine de nombreuses maladies et de cancers. Depuis 2012, plusieurs mesures ont été prises comme l’interdiction du bisphénol A dans les emballages alimentaires et les produits en contact avec la peau, ou encore l’interdiction des parabènes dans les produits d’hygiène et des pesticides comme le glyphosate utilisé dans les jardins publics et les néonicotinoïdes. Or, d’autres perturbateurs endocriniens restent présents massivement dans notre environnement, notamment celui de nos enfants, comme l’a démontré une enquête récente de 60 Millions de consommateurs qui a révélé que des résidus de glyphosate et autres pesticides avaient été détectés dans les couches des bébés. Cette question de santé publique touche d’ailleurs l’ensemble de l’environnement de nos enfants. Certaines collectivités ont ainsi interdit, au nom du principe de précaution, l’utilisation de barquettes en plastique pour réchauffer les plats servis aux écoliers dans les cantines. Aussi, madame la députée lui demande comment les interdictions en vigueur se font respecter, de quelle manière sont contrôlés les matériaux en plastique de substitution afin qu’ils ne contiennent pas d’autres perturbateurs endocriniens et s’il est envisagé par le gouvernement de généraliser au nom du principe de précaution l’interdiction d’utiliser des barquettes en plastique dans les cantines.

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